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Habiter la terre : Des lieux, des corps, des rites et des rituels

Habiter la terre : Des lieux, des corps, des rites et des rituels
S’il est une chose qui s’efface à mesure que s’accélèrent nos vies et que se contractent le temps et l’espace, c’est bien notre rapport à la terre. Comment espérer un avenir meilleur sans perdre ce lien fragile avec le sol, avec le déjà-là, avec ce qui nous précède et nous fonde? L’architecte avance dans ce monde d’ambivalences, marchant sur un fil tendu entre l’urgence du futur et la mémoire du lieu. La terre change, le monde se transforme ; notre responsabilité consiste pourtant à continuer d’écrire l’histoire, à inventer de nouveaux territoires d’action.

Interroger notre rapport au monde, c’est questionner la relation entre les lieux que nous bâtissons et le vivant — dans leur capacité à produire de nouveaux imaginaires, de nouveaux récits, de nouvelles manières d’habiter.

Car nous sommes, par notre condition même, des êtres jetés dans le monde. Par nos corps, nous faisons l’expérience du proche et du lointain, du chaud et du froid, du plein et du vide. Et ce flot de sensations, nous le partageons avec d’autres, au sein d’une communauté humaine faite de cités, de cultures, de langues, de rites, de gestes, tous différents et pourtant liés.

C’est dans cette diversité que se déploie notre expérience du milieu; c’est aussi là que se révèle notre fragilité. Dès lors, notre travail ne peut plus se limiter à affirmer la différence ou à la nier. Il s’agit d’assumer la complexité du monde et d’entrer dans une négociation permanente.

Par le projet, nous explorons une voie alternative : créer des lieux qui font sens pour celles et ceux qui les habitent, et non pour satisfaire une esthétique désincarnée ou une abstraction universelle.

Notre métier nous oblige désormais à plus d’humilité, plus d’empathie. Le temps des grands gestes est révolu. Nous entrons — ou revenons — dans l’ère de la co-production deslieux, avec et pour les autres et le lieu n’a de sens pour ses habitantsque s’il leur est familier.

Cette familiarité n’est ni la répétition de formes connues, ni la juxtaposition de signes convenus, ni la copie d’archétypes.

Elle est ce qui donne à un bâtiment une présence, une densité, une capacité à résister au temps — passé, présent et futur. Elle est nourrie par la mémoire des lieux que nous habitons… etqui, d’une certaine façon, nous habitent en retour. 

Elle s’ancre aussi dans les objets et les pratiques du quotidien, auxquelsnous nous identifions sans même y penser.

Choisir cette voie: 

C’est s’éloigner volontairement de la tentation mondialiste, celle qui fige l’architecture dans une image et lui arrache sa vitalité. 

C’est affirmer une architecture vivante, située, capable d’accueillir la diversité des expériences humaines.

C’est, par la matière et par le geste, renouer avec ce qui nous relie les uns aux autres, et tous à la terre.
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